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Hémorragie cérébrale
Futurs parents - Parents > Santé-Prématurité
Jusqu’à 40% des bébés nés à 34 semaines ou moins et plus de 70% de ceux nés à 28 semaines ou moins font une hémorragie cérébrale. Il s’agit d’une des complications les plus redoutées des parents d’autant qu’on ne sait comment la prévenir ou la traiter.

Pourquoi les bébés prématurés font-ils des hémorragies cérébrales?


Le cerveau est composé de deux hémisphères dans lesquels se trouvent des ventricules, cavités remplies de liquide céphalo-rachidien. Avant 34 semaines de grossesse, la zone germinative qui se trouve en périphérie des ventricules est très fragile. Le cerveau est alors très immature et en pleine croissance. De nouvelles cellules sont produites dans la zone germinative puis migrent ensuite dans le cortex cérébral. Cette zone qui se compose de minuscules vaisseaux disparaît après 34 semaines de grossesse. Ainsi, les hémorragies cérébrales sont rares chez les bébés d’un âge gestationnel supérieur.


Une mauvaise autorégulation cérébrale suivie de changements importants au niveau de la pression artérielle provoque l’hémorragie cérébrale. Le sang se répand alors autour ou dans les ventricules. La naissance puis les soins invasifs offerts au bébé peuvent causer un éclatement de vaisseaux cérébraux. Toutefois, malgré ce que croient certains parents, les bébés qui naissent naturellement ne souffrent pas plus souvent d’une hémorragie cérébrale. Le seul fait de quitter le milieu utérin suffit à déstabiliser la pression artérielle. Ainsi, une hémorragie cérébrale sur deux survient durant les premières vingt-quatre heures de vie et 90% ont lieu dans les trois jours qui suivent la naissance.


Comment sait-on que Bébé a fait une hémorragie cérébrale?


Les hémorragies cérébrales n’ont la plupart du temps pas de symptômes spécifiques car on les confond souvent avec l’état général du bébé. Il y a parfois, par exemple, une augmentation du nombre d’apnées et de bradycardies. Dans le cas d’une hémorragie cérébrale majeure, il arrive par contre que Bébé ait soudainement de l’anémie ou fasse des convulsions.


L’échographie cérébrale permet de diagnostiquer la présence d’une hémorragie. Il s’agit d’un examen sans douleur réalisé alors que le bébé est dans son incubateur. Une échographie cérébrale est systématiquement effectuée chez les bébés à risque moins d’une semaine après leur naissance. Si aucune anomalie n’est décelée, Bébé aura une autre échographie cérébrale avant sa sortie de l’hôpital. Toutefois, si une hémorragie cérébrale est diagnostiquée, plusieurs échographies subséquentes permettront de s’assurer qu’elle n’évolue pas. En effet, dans 20% à 40% des cas, l’hémorragie cérébrale évolue dans les jours qui suivent. L’échographie permet non seulement de constater la présence d’une hémorragie mais aussi d’en évaluer la sévérité.


Que signifient les grades?

 

En 1978, le Dr LuAnn Papile, néonatologiste américaine, publie un article dans la revue médicale Journal of Pediatric sur les hémorragies cérébrales. Elle propose alors des critères permettant d’en évaluer la sévérité :


L’hémorragie de grade I : Elle est petite et très localisée.  Elle se situe autour d’un ventricule;


L’hémorragie de grade II : Le sang a pénétré les ventricules en ne les dilatant pas ou très peu. Les ventricules contiennent de 10% à 40% de sang;


L’hémorragie de grade III : Le sang a pénétré les ventricules et les dilate. Les ventricules contiennent au moins 50% de sang;


L’hémorragie de grade IV : Le sang a non seulement envahi les ventricules mais a aussi pénétré le tissu même du cerveau.  

 

Environ 70% des hémorragies cérébrales sont légères, c’est-à-dire de grade I ou de grade II. Entre 15% et 20% sont de grade III et de 10% à 15% de grade IV.


Quelles sont les complications possibles?


Plus l’hémorragie cérébrale est importante, plus il a de risques de développer une hydrocéphalie. Environ  40% des bébés ayant une hémorragie de grade III et jusqu’à 80% de ceux qui ont une hémorragie de grade IV ont une hydrocéphalie. Elle est causée par un épanchement de sang qui entrave la circulation normale du liquide ou qui en empêche l’absorption par la zone en périphérie des ventricules. Comme le liquide céphalo-rachidien est complètement renouvelé trois ou quatre fois par jour, il s’accumule. Ainsi, le cerveau est comprimé et la tête du bébé grossit rapidement.


Il est possible de contrôler l’hydrocéphalie grâce à un drain ventriculopéritonéal si le bébé pèse plus de 1 500 grammes. Un tube est installé dans un des ventricules, passe sous la peau juste au dessus de l’oreille et descend ensuite dans l’abdomen. Le liquide céphalo-rachidien s’y écoule et est éliminé naturellement. Le tube qui est enroulé sur lui-même se déroule à mesure que l’enfant grandit. Si nécessaire, il est changé au bout de trois ou quatre ans. 


Malheureusement, les complications ne sont pas rares. Parfois, une infection survient ou une chirurgie est de nouveau nécessaire pour changer un drain qui ne fonctionne pas bien.


Lorsque l’enfant est trop petit pour subir une chirurgie, du liquide est retiré régulièrement à l’aide d’une seringue insérée dans un ventricule à travers la fontanelle du bébé. Cette intervention empêche le liquide de s’accumuler en trop grande quantité et de faire pression sur le cerveau du bébé.       

 

La leucomalacie périventriculaire est aussi une complication qui survient chez un enfant sur deux qui a une hémorragie cérébrale importante. Il s’agit de kystes constitués de cellules cérébrales détruites.


Par ailleurs, des complications entraînent le décès de 20% des bébés atteints d’une hémorragie de grade III et de 50% des bébés ayant une hémorragie de grade IV. L’hémorragie cérébrale peut par exemple atteindre des zones du cerveau régissant la respiration et le bébé a besoin de plus en plus d’aide respiratoire. De plus, comme tous les bébés ayant une hémorragie cérébrale de grade IV gardent des séquelles sévères, un arrêt des traitements est souvent envisagé.


Les hémorragies cérébrales peuvent-elles se résorber?

 

Les hémorragies cérébrales se résorbent toujours. Dans le cas d’une hémorragie légère, ce processus prend environ deux à trois semaines. Lorsqu’elle est importante, une période plus longue s’avère toutefois nécessaire. Comme dans le cas d’une coupure, le sang disparaît et une cicatrice se forme. Les cellules endommagées ne sont par contre pas remplacées. Si l’hémorragie est légère, elle peut ne pas causer de problèmes à long terme. Dans le cas des hémorragies cérébrales de grade III ou IV, les risques sont beaucoup plus importants. En effet, bien que le sang ait disparu, les cicatrices sont nombreuses et les conséquences souvent majeures.


Quelles sont les séquelles possibles?

 

Certaines séquelles sont visibles assez tôt toutefois il faut souvent attendre plusieurs années avant de connaître toutes les conséquences liées à l’hémorragie cérébrale. Comme l’enfant n’utilise pas certaines parties de son cerveau quand il est petit, ce n’est que lorsqu’il est scolarisé qu’on peut mieux définir ses difficultés d’apprentissage par exemple.   


Si l’hémorragie est légère, Bébé présentera peut-être certains problèmes d’apprentissage ou des difficultés subtiles de motricité fine par exemple ou souffrira même de paralysie cérébrale. Par contre, un enfant sur deux ayant eu une hémorragie cérébrale de grade III et tous les enfants atteints d’une hémorragie cérébrale de grade IV sont handicapés.


La paralysie cérébrale est le handicap le plus souvent présent. Les troubles visuels ou auditifs, la déficience intellectuelle, l’épilepsie, le déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, les problèmes d’apprentissage, les troubles du langage et les problèmes de comportement peuvent aussi être causés par une hémorragie cérébrale.

 

Gaëlle Trébaol.

 
 
2005-12-01

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